Pour bien comprendre ce texte, il est nécessaire de lire le texte précédent "L'électron en question".
Si vous avez admis la réalité d’un électron tricolore, alors voyez ci-dessous: l’électron, le muon, le tau, symbolisés dans un triangle équilatéral, représentatif du groupe G3, sur lequel sont disposées, pour chacun dans un ordre différent, leurs 3 charges de couleur,

Au premier regard, les 3 particules se reconnaissent à la couleur de la charge, située au sommet de leurs triangles respectifs: rouge pour l’électron, jaune pour le muon, bleu pour le tau.
La physique a élaboré un tableau dans lequel les particules élémentaires sont réparties en 3 générations. L'électron se situe dans la première, celle qui construit notre univers. Le muon et le tau sont des électrons dits lourds à cause de leur masse et fossiles à cause de leur ancienneté; le premier, le moins lourd, le muon, se situe dans la deuxième génération du tableau, le second, le mastodonte, le tau est visible dans la troisième.
Le groupe mathématique G3, inventeur du triangle, est formé par les 6 permutations de l’ensemble {a,b,c} de 3 objets qui peuvent être disposés en 6 ordres différents.
Ici les 3 objets sont les 3 charges de couleur de la chromodynamique quantique. Voici les six permutations dans lesquelles les charges rouge, jaune et bleu sont respectivement symbolisées par les lettres a, b, c.
(a,b,c) (b,a,c) (c,b,a) (a,c,b) (b,c,a) (c,a,b)
Les 3 premières permutations représentent l’électron, le muon et le tau qui sont des particules de matière symbolisées par les 3 triangles ci-dessus.
Le 3 permutations suivantes représentent le positon, l’antimuon, l’antitau, qui sont des antiparticules d’antimatière symbolisées par les 3 triangles ci-dessous.

On le voit, les 3 sommets des triangles de matière et des triangles d’antimatière portent, dans le même ordre: a,b,c, les mêmes charges de couleur.
Par contre, les deux charges de la base : b et c ont permuté dans les triangles d’antimatière, ce qui équivaut au retournement du triangle, qui tourne maintenant dans le sens: a->c->b, inverse de celui du triangle de matière: a->b->c.
Si la matière et l’antimatière se rencontrent, leurs rotations inverses s’annulent; et elles se transforment en énergie: des rayons gamma de sens opposés, comme on a pu le constater lors de collisions électrons-positons.
Inversement, un photon d’énergie suffisante peut créer un couple matière-antimatière. On reviendra sur cette équivalence de la matière et de l’énergie, dont la raison demeure encore mystérieuse, mais il faut d’abord éclaircir le cas du neutrino.
Le triangle représentatif du groupe G3 est un symbole mathématique, en physique, dans le schéma proposé ici; il symbolise le neutrino, la particule sans charge de couleur. Or, le triangle peut s’associer à une, deux ou trois charges de couleur pour constituer le quark, l’antiquark ou l’électron. Alors, toutes les particules, dites élémentaires seraient-elles l’association de charges de couleur et de neutrinos porteurs ? Un argument qui vient de loin pourrait donner quelque consistance à cette idée.

Car ce schéma semble justifié par l’opinion des astrophysiciens pour qui, après le Big Bang, la température de la soupe primordiale était si colossale que toute particule pouvait se transformer en toute autre.
Il est possible que, selon ses variations, l’énergie bouillonnante de la soupe primordiale ait, plus ou moins, activé la rotation du triangle des particules, au point qu’il éjecte ou récupère une ou plusieurs charges de couleur, selon les caprices de sa force centrifuge ou centripète. Ce phénomène aurait, évidemment, transformé une particule en une autre.
Le neutrino ne porte pas de charge de couleur, et pourtant il tourne. Pourquoi? Logiquement, pour faire tourner le manège, le moteur, ici le photon bien sùr , doit être central. Et il faut, probablement, étendre ce processus à toutes les particules et antiparticules élémentaires,
A quoi ressemble ce photon central ? Il est punctiforme, comme tous les photons, y compris celui, auteur du Big Bang, nommé singularité cosmique par l’astrophysique, qui aurait été le vecteur de toute l’énergie du futur univers. Comment le photon peut-il être assimilé à un point ? Sans le secours des mathématiques, on resterait dans l’ignorance. Voici donc un essai d’explication.
Les constituants élémentaires de l’univers, les trois charges de couleur, sont ordonnés dans la matière où on les représente par (a,b,c), mais sont non-ordonnés dans l’énergie où on les représente, ici, par {a,b,c} cette disposition étant manifestée par des accolades.
Ne pas être ordonné signifie, qu’aucune charge de couleur ne précède l’autre, ni dans l’espace, ni dans le temps: elles sont donc toutes trois au même moment au même endroit, ce qui transcende la notion de temps et d’espace. On peut donc, faute de mieux, représenter cette situation par un point.
Existe-il une preuve expérimentale de cette identité de composition entre la matière et l’énergie ? Oui, par deux expériences déjà citées.
Première expérience: un photon s’est transformé en un électron et un positon, composés chacun de 3 charges de couleur. Il n’y a pas de génération spontanée. Ces charges préexistaient donc dans le photon, mais sous une autre forme; elles n’étaient pas ordonnées.
Deuxième expérience, inverse de la première: quand, dans leur collision, un électron et un positon annulent leurs rotations opposées alors, par inertie, leurs charges de couleur tombent sur leurs centres respectifs où elles fusionnent.
Transformées alors en énergie, les charges de couleur de l’électron et du positon s’unissent à leur photon central pour constituer les deux rayons gamma observés.
Tout ce qui précède est fondé sur l’hypothèse selon laquelle: la matière, l’antimatière et l’énergie, même celle qui fait tourner le neutrino, seraient toutes formées à partir des trois charges de couleur de la chromodynamique quantique. Qu’en pensez-vous ?
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* L'électron est parfois dit blanc ou incolore, ce qui est contradictoire car, en chromodynamique quantique, le blanc est la résultante des trois charges de couleur, tandis que l'incolore est l'absence des trois charges de couleur, c'est-à-dire le neutrino.(cf. schémas plus haut)
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